À l’occasion des manifestations prévues le 24 octobre 2026 à Paris, Raphaël Mashhadi, dirigeant de RMS GARDIENNAGE PARIS, prend la parole sur radio France international lors d’une interview consacrée aux enjeux de sécurité dans la capitale.
Transcription de la vidéo
Journaliste :
Le Premier ministre Sébastien Lecornu est donc attendu à Limoges aujourd’hui. Limoges où les manifestations seront interdites demain. Le président Emmanuel Macron a indiqué que seules les manifestations syndicales seraient tolérées dans le pays. Plusieurs associations ont déposé des recours devant le Conseil d’État. Des couvre-feux ont aussi été imposés dans certaines villes. Et de nouvelles mesures de sécurité devraient être annoncées ce matin après un conseil de défense présidé par Emmanuel Macron.
Journaliste :
L’exécutif veut éviter, pour cet acte 2 de mobilisation contre la vie chère, les scènes de violence et de pillage de la semaine dernière. Et déjà, Anne Verdaguer, les commerçants se préparent à Paris.
Journaliste :
Les panneaux de bois fleurissent depuis quelques jours dans Paris pour protéger les vitrines des commerçants. Et le téléphone ne cesse de sonner dans les serrureries, comme celle de Sacha Dehonde, près de République, qui est spécialisée notamment dans le remplacement de vitrages.
Sacha Dehonde (serrurier) :
On peut considérer qu’on a doublé, voire triplé le nombre de demandes de sécurisation, puisque dans le quartier, c’était extrêmement tendu et qu’ils ont ravagé la totalité du quartier. Il faut avouer que c’est un record absolu de violence et de dégradation, puisqu’ils ont même arraché des rideaux en acier. C’est assez impressionnant.
Anne Verdaguer :
Au sud de Paris, la société d’agents de sécurité de Raphaël Machadi a elle aussi été submergée de demandes.
Raphaël Mashhadi (société de sécurité privée à paris) :
Venant de tout type de secteur d’activité : prêt-à-porter, boutiques de bouche, matériel hi-fi… On a même des hôtels.
Anne Verdaguer :
Vous avez les moyens de sécuriser ces sites contre les casseurs ?
Raphaël Mashhadi :
La semaine dernière, la police a été débordée. Ce n’est pas la sécurité privée qui va pouvoir changer la donne. Si vraiment les casseurs viennent à 30-40, l’agent de sécurité pourra parlementer, pourra communiquer, pourra dissuader, mais au bout d’un moment, on ne pourra rien faire, au bout du compte. Mais déjà, il aura alerté la police, comme quoi il y a une boutique qui est prête à se faire casser.
[01:52] Anne Verdaguer :
Paris, qui sera encore sous couvre-feu dans certains secteurs jusqu’à lundi soir prochain.