Pass sanitaire obligatoire, demandes en hausse de 10 à 15 %… et un secteur déjà en pénurie de 20 000 agents. Comment les sociétés de sécurité font-elles face ?
Transcription de la vidéo ci-dessous :
Présentatrice :
Vous le savez, le pass sanitaire, désormais obligatoire dans tous les centres commerciaux de plus de vingt mille mètres carrés, dans les départements où le taux d’incidence du COVID dépasse deux cent cas pour cent mille habitants. Ça, ça veut dire nouvelle organisation et nouvelles embauches d’agents de sécurité.
Sauf que parfois, parfois, c’est difficile de trouver la main-d’œuvre nécessaire.
Journaliste :
Un boom de la demande, c’est ce que constate Raphaël MASHHADI, ce dirigeant d’une société de sécurité en Île-de-France estime qu’il y a dix à quinze pour cent de demandes en plus depuis quelques jours.
Raphaël MASHHADI – Directeur – RMS GARDIENNAGE PARIS
On constate qu’il y a une demande par rapport à nos clients, des clients avec qui on a déjà des contrats. Puis après, on a une forte demande de devis.
C’est jamais mis en place rapidement parce que c’est jamais anodin, parce que ça a un certain coût, la mise en place d’un agent de sécurité.
Journaliste :
Parce que ces agents sont des professionnels soumis à une formation obligatoire de cent soixante-quinze heures. Parmi les clients de Raphaël MASHHADI, de nombreux centres commerciaux qui négocient beaucoup les contrats de ses employés, notamment pour limiter les dépenses.
Gontran Thuring est délégué général du Conseil national des centres commerciaux.
Gontran THURING – Délégué général – CONSEIL NATIONAL DES CENTRES COMMERCIAUX
Les grands centres commerciaux peuvent compter jusqu’à dix voire quinze entrées. Étant donné les amplitudes horaires des centres commerciaux qui vont de treize heures jusque dix-sept heures par jour, ça veut dire également plusieurs équipes en rotation, donc un personnel important. Nous, on a estimé que le coût pour une entrée, donc pour ce contrôle, les par mois représentaient un montant de l’ordre de trente mille euros.
Journaliste :
Au-delà des seuls centres commerciaux, c’est une profession qui manque déjà de bras en France et la période n’est pas idéale pour trouver des agents disponibles.
Cédric Paulin, secrétaire général du Groupement des entreprises de sécurité, qui en rassemble trois mille cinq cents.
Cédric Paulin – Secrétaire général – GROUPEMENT DES ENTREPRISE DE SECURITE
On est quand même en période de congés. L’événementiel a commencé à reprendre, donc il y a aussi des agents de sécurité qui sont mobilisés sur ces événements touristiques, culturels, festifs.
Et le, le secteur est de manière permanente en pénurie d’effectifs d’environ vingt mille agents. Et depuis la loi sur la sécurité globale, fin mai, pour être agent de sécurité, il faut avoir un titre de séjour d’au moins cinq ans.
Journaliste :
Conséquence de cette pénurie, les salaires proposés aux agents de sécurité vont augmenter. Une solution aussi envisagée par les patrons des entreprises de sécurité pour attirer plus de jeunes et revaloriser le métier.